Ce que je crois

(petites réflexions philosophiques)

 

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Dans les trois grandes religions du monde des hommes, il y a pas mal de contre-vérités!

 

Le bouddhisme - que j'apprécie fortement -  est une religion de l' "individualité"

L'Islam est une religion de prédestination- qui est entaché de l'absence de la liberté et de la responsabilité individuelle.

La religion catholique à laquelle j'adhère, est une religion de la fraternité universelle...

 

"TU AIMERAS TON PROCHAIN COMME TOI-MEME"

 

Voici le plus beau message du monde, j'aime le "tu" et le "toi-même", la proximité, pour ne pas dire l' "amour" entre un dieu et l'Homme...   

 

Ces trois grandes religions sont des entreprises souvent financières inventées par des hommes pour s'aveugler de leur destin de mortels en faisant miroiter un destin céleste dans une vie post-mortem dans l'au-delà.

 

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JE NE CROIS PAS...

 

ni à la fin du monde...

 

Au temps de Galilée, qui n'est pas si loin de nous, on croyait que la terre tournait autour du soleil, qu'elle était le centre du monde...plus de xx siècles après, quelques secondes dans l'espace-temps des hommes, on croit encore à la Création, au grand Bing Bang et... si ce premier Bing Bang des scientifiques eût été précédé de 100.000 autres, de tous les autres Bing Bangs infinis, le monde n'aurait aucun commencement, donc aucune fin...

Le monde est éternel. Il n'a ni début, ni fin... La terre et toutes les planètes ne s'arrêteront jamais de tourner infiniment...

La terre dans l'univers...ce grain de poussière dans la gare de Londres...

 

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ni à la résurrection de la chair...

 

Ma thèse et toute simple:

Contrairement à la croyance ou aux doutes de Jean D'Ormesson, un grand auteur et grand philosophe qui s'interrogea sa vie entière sur le devenir de l'homme, le temps humain se mesure par la durée, la mort est la fin de cette durée, l'homme qui meurt aujourd'hui et se réveille dans 100 milliards d'années aura l'impression d'avoir quitté la terre, sa vie, une fraction infinitésimale après sa disparition, s'il y a une résurrection, par la fin de la durée, il ressuscitera dans les secondes après sa mort...et il recommencera une vie destinée par sa nature à périr à nouveau.

La question fondamentale serait de savoir à quel âge on ressuscite... 

 

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ni à l'enfer, ni au purgatoire, ni aux limbes...

 

Il existe d’innombrables descriptions des vingt et un enfers imaginés par les Hindous. Les pécheurs sont dévorés par des bêtes fauves et par des serpents, ils sont laborieusement grillés, sectionnés au moyen de scies, tourmentés par la soif et la faim, bouillis dans de l’huile ou broyés au pilon, moulus dans des vases de fer ou de pierre". Ici encore la notion d'une âme immortelle et la crainte qui y est rattachée -que celle-ci fasse un séjour plus ou moins prolongé en des lieux désagréables- a été et est encore un excellent instrument pour soumettre des peuples sous la férule d'une caste de prêtres.

 

Certains pécheurs, attelés à de lourds chariots, parcourent une étendue de flammes ; d'autres sont forcés de se jeter la tête la première dans un chaudron d'airain bouillant ; d'autres encore sont plongés dans une rivière de feu. Les auteurs bouddhistes postérieurs ont considérablement élaboré la description des supplices. Le nombre des enfers varie : dix, treize ou deux cent cinquante-six. L'« enfer du chaudron de fer » mesure soixante lieues d'étendue, et il faut trente ans pour descendre jusqu'au fond. Dans un autre enfer, le pécheur brûle pendant 576 millions d'années. Et cependant tous ces enfers sont considérés comme « temporaires ».

Selon le Mahayana, il y a huit enfers chauds et huit enfers froids, chaque groupe étant entouré de seize enfers moindres. Parmi les huit enfers chauds, il en est un où les pécheurs s'arrachent mutuellement la chair avec des griffes de métal ; un autre où des éléphants de fer piétinent les victimes ; un troisième, dit l'« enfer de la chaleur cuisante », où les suppliciés sont réduits en cendres dans un fourneau. Dans un des enfers froids, la chair éclate et se couvre de plaies ; dans un autre, les lèvres gèlent.

 

Je ne crois pas qu'un dieu "amour" puisse jeter les hommes dans la vie, leur laissant toute initiative d'action sur terre ou ailleurs et qu'en même temps, il se muerait dans la peau d'un dieu vengeur au jour du "jugement dernier"

 

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ni à la vie éternelle...

 

Voici bien une  antinomie absolue.

On ne peut concilier ces deux concepts: VIE et ETERNITE...

L'éternité se situe HORS du temps et de la durée, elle n'a ni début, ni fin!

LA VIE se situe dans le TEMPS et la durée, elle a un début et une fin

"Tout ce qui vit, doit, de ce fait, périr"

 

ni à l'humanisation et à la masculinisation de dieu

 

Les humains ont de tout temps humanisé dieu comme un homme, la Vierge, il fallait l'inventer, ne joue qu'un rôle subalterne sinon celui d'offrir au monde le fis de dieu. Les chrétiens du Sénégal vouent un très grand culte à la vierge noire de Popenguine et moi aussi...

 

C'est ainsi que je me rapproche de la croyance africaine... AFRIQUE, BERCEAU DE L'HUMANITE...

 

JE CROIS

 

que les hommes ne meurent jamais...

mais la Vie sépare ceux qui s'aiment...

 tout doucement...

sans faire de bruit...

et les gens qui s'aiment 

ne se séparent jamais

même quand ils se séparent...

 

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SOUFFLES 

 

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots :

C’est le Souffle des ancêtres.

 

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :

Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire

Et dans l’ombre qui s’épaissit.

Les Morts ne sont pas sous la Terre :

Ils sont dans l’Arbre qui frémit,

Ils sont dans le Bois qui gémit,

Ils sont dans l’Eau qui coule,

Ils sont dans l’Eau qui dort,

Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :

Les Morts ne sont pas morts.

 

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots :

C’est le Souffle des Ancêtres morts,

Qui ne sont pas partis

Qui ne sont pas sous la Terre

Qui ne sont pas morts.

 

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :

Ils sont dans le Sein de la Femme,

Ils sont dans l’Enfant qui vagit dans le Tison qui s’enflamme.

Les Morts ne sont pas sous la Terre :

Ils sont dans le Feu qui s’éteint,

Ils sont dans les Herbes qui pleurent,

Ils sont dans le Rocher qui geint,

Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,

Les Morts ne sont pas morts.

 

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots,

C’est le Souffle des Ancêtres.

 

Il redit chaque jour le Pacte,

Le grand Pacte qui lie,

Qui lie à la Loi notre Sort,

Aux Actes des Souffles plus forts

Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,

Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.

La lourde Loi qui nous lie aux Actes

Des Souffles qui se meurent

Dans le lit et sur les rives du Fleuve,

Des Souffles qui se meuvent

Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.

Des Souffles qui demeurent

Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,

Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit

Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,

Des Souffles plus forts qui ont pris

Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,

Des Morts qui ne sont pas partis,

Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

 

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots,

C’est le Souffle des Ancêtres.

 


Birago Diop 

(11décembre 1906 à OuakamDakarSénégal - 25 novembre 1989 à Dakar) est un écrivain et poète, connu notamment pour ses rapports avec la Négritude, et la mise par écrit de contes traditionnels de la littérature orale africaine, notamment Les Contes d'Amadou Koumba. Par ceux-ci, d'après les mots de Roland Colin, Birago Diop « a ouvert l'une des voies qui mènent à l'Esprit négro-africain.» Léopold Sédar Senghor admirait également cette mise par écrit de contes que Birago Diop « rénove [...] en les traduisant en français, avec un art qui, respectueux du génie de la langue française - cette « langue de gentillesse et d'honnêteté »  -, conserve, en même temps, toutes les vertus des langues négro-africaines.» 

 

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09/03/2019
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