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Il n'est pas de montagne plus haute que les marches de l'oubli

De l'animalité africaine à la sentimentalité européenne

Par sa notion du temps, l'africain vit toujours dans l'instant, ce qui va  se produire dans les minutes, dans les jours de sa réflexion. Il ne nourrit aucun sentiment sur son passé... Il passe toute sa vie à entretenir ses rêves des instants futurs de sa vie.

Devant les photos du bonheur de son passé proche ou lointain, il ne nourrira pas le moindre des frémissements. Sa vie "dans l'instant" le rattache toujours à l'animalité.

Il ne peut pas s'engouffrer dans le tunnel de la sentimentalité qui exige des regrets, des déceptions, des rêves et des fantasmes.

L'africain ne souffre pas des douleurs du coeur. Cela est l'apanage de notre "civilisation" européenne. 

 

Je repense souvent à cette citation:

 

'L'homme passe la première partie de sa vie à s'entretenir avec les morts, la seconde, avec le vivants et la troisième... avec lui-même."

 

L'africain passe sa vie entière à s'entretenir avec les vivants!

La notion du bonheur chez lui est un instant fugace qui  n'a pas de durée.

 

 

Son "bonheur"  réside dans l'instant. 

Il ne se nourrit pas de ses désillusions passées qui éclaboussent son instant présent qui est toujours en partance et ne laisse dans son esprit aucune trace. 

Les européens vivent aux antipodes de l'esprit africain, ils se nourrissent de leur passé et de leurs rêves, ils ne mesurent jamais la fugacité de l'instant présent.

Toute leur vie, ils se nourrissent de sentimentalités successives de leur passé et de leurs rêves... 

 

Le rêve de l'africain est dans l'instant, celui de l'européen plane dans son futur, pour lui, un rêve accompli n'est plus un rêve, il se transforme même parfois en cauchemar!

 

L'africain ne connait pas "les chagrins d'amour" La fidélité ne veut rien dire pour lui, en Afrique, on ne courre jamais aucun risque d'être cocu !  C 'est ainsi que comme dans les langues européennes, la langue wolof distingue bien "le Katante" du "beugueul"  comme nous le faisons entre  baiser" et  faire l"amour" et nous retrouvons dans ces deux mots  l'animalité et la sentimentalité...

 

Bref, pour tout vous dire, je me situe et m'efforce de vivre entre cette animalité fugace qui n'a aucun résidu et cette sentimentalité qui procure les joies mais aussi  les souffrances du passé. 'article en préparation"

 

PS. Personnellement, je ne pense pas que les souffrances d'amour magnifient les hommes....

 

https://www.youtube.com/watch?v=hLbsZ8tUehE



31/03/2021
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