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Il n'est pas de montagne plus haute que les marches de l'oubli

l'amitié est plus forte que l'Amour!



De :

Georges Durieux (geodur@hotmail.com)

Envoyé :

dimanche 9 janvier 2011 22:06:21

À :

Guy Wilmotte (maniemo@live.be)


 



Profondément bouleversé par la lecture du témoignage de ton effroyable descente aux enfers,je regrette infiniment de n'avoir pas été mis au courant de ton incroyable situation,car au moins,je pense que que ta "cantine" aurait pu être abondamment arrosée par la gratitude de toutes les attentions dont j'ai bénéficié de ta part.DE plus,j'aurais essayé (et sans doute réussi) à abréger cet injuste martyr,en jouant sur certaines relations......Mais je crois que cette odyssée s'est terminée à bon port et qu'actuellement tu jouis d'une infinie béatitude....(les dernier s épisodes ne sont pas encore disponibles....)En tous cas,très cher prof,très cher Guy,tu peux toujours compter sur moi et sois certain de mon indéfectible amitié........geo


JOJO


  

Tu ne m'as pas attendu, je rentrais la semaine prochaine sur le sol belge avec la hâte de te retrouver,

TOI, mon ami de toujours malgré la différence d'âge qui nous séparait

Tu as choisi de t'en aller doucement sur la pointe des pieds sans bruit dans la nuit froide de l'hiver

Tu n'as pas attendu cette fois le printemps qui arrivait avec ses parfums de fleurs

Tu as accompli ta vie avec toute la générosité que ton sourire irradiait chez tes innombrables amis

Tu vivais dans ta tanière, tranquille, à l'écoute de tous les bruits du monde

Qu'est-ce qu'on a pu refaire le monde autour de repas improvisés de fortune!

Tu m'as appris toute la philosophie d'une vie qui consistait à s'accomplir pour les autres

en s'oubliant soi-même, comme un sacrifice, comme un sacerdoce

Tu avais une véritable affection pour les gens pauvres et nus

Ta pensée était universelle

Tu donnais tout ce que tu pouvais donner sans espoir de retour

De toi transpirait discrètement un amour profond pour les tiens

C'est TOI qui était le véritable "prof"

je vibrais à ton style et à ton écriture

Et je rentre dans mon pays avec le sentiment profond de ma tristesse

car à travers ton départ, c'est un peu de moi qui s'en va

C'est une lampe qui s'éteint

C'est une clef qui ne tombe plus d'une fenêtre

C'est un Orval qui ne mousse plus

C'est un matin d'hiver sans soleil

C'est une prière qui monte au ciel

  

C'est un mot de passe qui s'efface: "laetare"

TOI, tu savais si bien nourrir ces deux qualités superbes...de quelques hommes:

la générosité et l'humilité"

Ta sagesse venait droit du coeur

Tu ne nourrissais aucune amitié particulière

Chacun de tes amis avait droit à la même profondeur et à la même intensité de ton affection

Tu savais si bien nouer les liens fraternels

Aujourd'hui, une nouvelle étoile fait briller l'univers,

cette machine à faire des dieux

Tu vins dans ma demeure de France m'y retrouver

Chez moi trônera une grande photo de Toi

 sur le plus beau de mes murs

Tu n'es pas parti, je te garderai pour toujours!


guy

"Il faut vous enivrer sans cesse de vin, de poésie ou de vertu

Demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge,

à tout ce qui fuit, à tout ce qui roule, à tout ce qui brille, à tout ce qui chante

demandez quelle heure il est!

Et le vent, et la vague, et l'étoile et l'oiseau et l'horloge vous répondront:

"il est l'heure de s'enivrer pour ne pas sentir l'horrible fardeau

du temps qui passe" (Charles Baudelaire)


Jojo,
Voici donc quelques rires
Quelques vins quelques blondes
J'ai plaisir à te dire
Que la nuit sera longue
A devenir demain

 

 


Jojo,
Moi je t'entends rugir
Quelques chansons marines
Où des Bretons devinent
Que Saint-Cast doit dormir
Tout au fond

 

 

du brouillard


Six pieds sous terre Jojo tu chantes encore
Six pieds sous terre tu n'es pas mort
Jojo,
Tu me donnes en riant
Des nouvelles d'en bas
Je te dis mort aux cons
Bien plus cons que toi
Mais qui sont mieux portants


Jojo,
Tu sais le nom des fleurs
Tu vois que mes mains tremblent
Et je te sais qui pleure
Pour noyer de pudeur
Mes pauvres lieux communs


Six pieds sous terre Jojo tu frères encore
Six pieds sous terre tu n'es pas mort



Jojo.
Je te quitte au matin
Pour de vagues besognes
Parmi quelques ivrognes
Des amputés du cœur
Qui ont trop ouvert les mains


Jojo,
Je ne rentre plus nulle part
Je m'habille de nos rêves
Orphelin jusqu'aux lèvres
Mais heureux de savoir
Que je te viens déjà

Six pieds sous terre Jojo tu n'es pas mort

à ta famille, mes très profondes condoléances


Six pieds sous terre Jojo je t'aime encore (Jacques Brel)
 

 


   Jojo a aimé tous les siens d'un amour égal, il ne connaissait aucune amitié privilégiée...


  

 

 

   

à ta famille, mes très profondes condoléances


Six pieds sous terre Jojo

je t'aime encore (Jacques Brel)

 
 

Chers enfants, chère famille, chers amis,

 

Jojo s'est embarqué sur un vaisseau qui danse

et roule bord sur bord et tangue et se balance

Ses pieds ont oublié la terre et ses chemins

Les vagues souples lui ont appris d'autres cadences

plus belles que le ryhtme las des chants humains

Les larmes du départ ne brûlent plus ses yeux

Il ne se souvient pas de ses derniers adieux

Il est parti vers des paysages nouveaux

lumineux et subtiles

Il n'emporte avec lui

 comme simple pacotille

que son coeur

Jojo, je t'aime comme tu respires


 

cette page est en construction, bien d'autres photos seront ajoutées dans les prochains jours

un diaporama sera crée à son souvenir

 

 



25/02/2012
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