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Il n'est pas de montagne plus haute que les marches de l'oubli

La Belgique en chiffres (Office National de la statistique

POPULATION BELGE

 

Au 1er janvier 2018, la Belgique comptait officiellement 11.376.070 habitants, dont 57,6 % habitaient en Flandre, 31,9 % en Wallonie et 10,5 % en Région de Bruxelles-Capitale. Enfin, un peu moins de 1 % de la population résidait dans une des communes de la Communauté germanophone.

 

POPULATION EUROPEENNE

 

Au 1er janvier 2018, la population de l’Union européenne (UE28) était estimée à 512.647.966 habitants. Avec un poids démographique non négligeable, la Belgique se classe en neuvième position et représente 2,2 % de la population totale de l’Union. Cette position tend d’ailleurs à se renforcer ces dernières années, grâce à une dynamique démographique supérieure à la moyenne européenne.

 

EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE

 

Au cours de l’année 2017, la population résidant en Belgique a augmenté de 53.982 personnes. Cette croissance est toujours due en majeure partie au solde migratoire international, qui s’élevait à 44.536 personnes. L’excédent des naissances sur les décès représentait quant à lui 9.473 personnes. Le nombre de décès a légèrement augmenté par rapport à 2016. 109.629 individus sont décédés en 2017 contre 108.056 en 2016. La croissance annuelle reste stable avec 0,48%.

 

La majorité des 589 communes du pays ont enregistré une croissance démographique positive en 2017 alors que 138 d’entre elles ont vu leur population diminuer. Les hausses les plus sensibles ont été enregistrées dans plusieurs villes telles que Anvers, Bruxelles, Gand et Louvain. Les croissances relatives les plus rapides s’observent essentiellement dans de petites communes (moins de 10.000 habitants). C’est à Olne en province de Liège que l’on observe le plus fort accroissement en passant de 3.978 habitants au 1er janvier 2017 à 4.087 habitants au 1er janvier 2018 (+2,74%).

 

VIEILLISSEMENT  DE POLULATION

 

La population résidant en Belgique au 1er janvier 2018 continue de vieillir. La structure par âge et par sexe, représentée graphiquement par une pyramide des âges, illustre clairement cette évolution. Les classes d’âge de plus de 80 ans sont en légère augmentation par rapport à la situation de 2008. Si les classes d’âge nées durant le baby-boom restent importantes, le poids de ce groupe s’est quelque peu réduit au cours de la décennie écoulée. La part de très jeunes enfants ne progresse pas. Aux âges les plus jeunes, il y a plus d’hommes que de femmes (le rapport de masculinité restant en Belgique, de 105 garçons pour 100 filles à la naissance). Les femmes deviennent plus nombreuses aux âges plus élevés en raison d’un taux de mortalité plus élevé chez les hommes à tous les âges de la vie.

 

ESPERANCE DE VIE

 

 

Parallèlement au vieillissement de la population, l’espérance de vie à la naissance poursuit son augmentation en Belgique. De 1997 à 2017, elle a crû de 4,0 années pour passer de 77,4 à 81,4 ans, soit un gain d’espérance de vie de 2,3 mois, en moyenne, chaque année, durant 21 ans. Espérance de vie à la naissance.

 

 

 

 

POPULATION ETRANGERE

 

Au 1er janvier 2018, la Belgique comptait 1.357.556 personnes de nationalité étrangère, soit 11,9 % de la population résidente totale. Dix ans plus tôt, les ressortissants étrangers représentaient 9,1 % de la population du Royaume, soit 971.448 personnes. Cette population étrangère se compose essentiellement de ressortissants d’un pays de l’Union européenne. Les Européens de l’Union représentent, en effet, 66,8 % de la population étrangère au 1er janvier 2018. Cette proportion reste constante puisqu’elle s’élevait déjà le 1er janvier 2008 à 67,9%. Les Français, Italiens et Néerlandais restent d’ailleurs, cette année encore, les étrangers les plus nombreux au sein de notre pays.

 

PRODUIT INTERIEUR BRUT

 

Le produit intérieur brut (PIB) de notre pays, soit la production totale de biens et de services en Belgique, s’élevait à 437,2 milliards d’euros en 2017. Bien que la population de la Belgique ne représente qu’environ 2,2 % de la population européenne totale, son PIB aux prix du marché équivaut à 2,9 % de celui de l’Union européenne.

 

PRIX A LA CONSOMMATION

 

 

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) permet de comparer l’inflation des prix à la consommation au niveau européen. L’évolution de cet indice montre que les prix ont grimpé à un rythme plus soutenu en Belgique entre 2011 et 2017 que la moyenne européenne. La hausse est moins prononcée en France, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Allemagne. Par contre, le Royaume-Uni a connu une progression plus significative que la Belgique. En 2017, l’inflation en Belgique atteignait un niveau supérieur à la moyenne européenne. Tous les pays voisins, à l’exception du Royaume-Uni, ont enregistré un taux d’inflation plus faible en 2017 que la Belgique.

 

PRIX DE L'IMMOBILIER

 

En 2017, une maison d’habitation coûtait en moyenne 216.781 euros. Pour une villa, il fallait compter 358.076 euros. Un appartement moyen se chiffrait à 226.282 euros. Depuis 1975, le prix de vente moyen d’une maison d’habitation ordinaire a été multiplié par 11,6, tandis que le niveau général des prix (indice des prix à la consommation) n’a progressé que d’un facteur 3,8 sur cette même période. Autrement dit, en 42 ans, la valeur des maisons d’habitation ordinaires a donc augmenté environ trois fois plus vite que les prix des produits issus du panier de l’indice.

 

VEHICULES

 

Par rapport à 2002, l’ensemble du parc de véhicules en 2017 (en ce compris les motocycles) a progressé de 25,5%, tandis que le nombre de voitures particulières a augmenté de près de 20,8%. En comparaison avec la situation au 1er août 2016, l’ensemble du parc de véhicules ainsi que le nombre de voitures particulières ont légèrement augmenté (respectivement +1,6% et +1,3%). En 1977, la Belgique comptait une voiture particulière pour 3,55 habitants. En 2017, il s’agit d’une voiture pour 1,96 habitants : il y a donc de plus en plus de voitures sur nos routes. Depuis 1991, la densité automobile a augmenté de près de 30 %. En Belgique, elle est légèrement supérieure à la moyenne européenne et équivaut à celle de nos pays voisins. A I Véhicules 480 485 490 495 500 505 510 515 520 2012 2013 2014 2015 2016 2017 Densité automobile : voitures particulières pour 1.000 habitants.

 

 

ACCIDENTS DE LA ROUTE

 

En 2017, on a dénombré 38.020 accidents de la route avec victimes faisant au total 49.066 victimes, parmi lesquelles 615 personnes ont perdu la vie dans les 30 jours suivant l’accident. En regard des résultats de 2016, il s’agit d’une baisse de 8% du nombre de décès, de 6 % du nombre d’accidents et de 5 % du nombre de victimes. En 2017, le nombre de blessés graves et légers a diminué de respectivement 8% et 5% par rapport à 2016.

 

 

Le nombre d’accidents varie fortement d’un endroit à l’autre du pays. Les provinces d’Anvers, de Flandre orientale et de Flandre occidentale connaissent un nombre plus élevé d’accidents. Par contre, lorsque l’on analyse la gravité de ces accidents, ce sont les provinces de Namur, de Luxembourg et du Hainaut qui se distinguent par un nombre plus élevé de décès par mille accidents.

 

EMPLOI

 

 

Le taux d’emploi varie fortement en fonction de la classe d’âge. Avec un taux d’emploi de 22,7%, les jeunes de 15 à 24 ans enregistrent le pourcentage le plus faible. A peu près 80% des personnes âgées de 25 à 49 ans sont occupées. En ce qui concerne la classe d’âge des 50 à 64 ans, 58,5% exercent un emploi. Au cours des 13 dernières années, le taux d’emploi dans cette classe d’âge a fortement augmenté.

 

Parmi toutes les personnes ayant un emploi en Belgique (environ 4,64 millions), 3.975.000 travaillent en tant que salariés et 663.000 en tant qu’indépendants. Les hommes travaillent plus souvent sous le statut d’indépendant que les femmes. Ainsi, 17,4% des hommes occupés sont indépendants contre 10,7% des femmes. En chiffres absolus, on dénombre quasiment deux fois plus d’hommes occupant un emploi d’indépendant que de femmes: 434.000 hommes et 229.000 femmes.

 

SALAIRES

 

En Belgique, un salarié à temps plein perçoit un salaire mensuel moyen de 3.445 euros brut (2015). Le niveau du salaire varie toutefois considérablement entre les différents arrondissements. Avec un montant moyen de 3.972 euros, Bruxelles enregistre les salaires les plus élevés. Les arrondissements de la périphérie bruxelloise offrent également des perspectives financières intéressantes. En Wallonie, Nivelles se révèle l’arrondissement bénéficiant des salaires les plus élevés. En bas de l’échelle salariale figure l’arrondissement de Dinant, où le salaire mensuel moyen atteint 2.604 euros brut. En Flandre, l’arrondissement de Furnes présente les salaires les moins élevés.

 

Le salaire moyen d’un salarié dépend de différents facteurs. Ainsi, un niveau d’instruction plus élevé se traduira par un salaire plus conséquent. Par ailleurs, il existe toujours une différence de rémunération entre les hommes et les femmes. En Belgique, une femme gagne en moyenne 6,1 % de moins par heure de travail prestée qu’un homme. Malgré cet écart significatif, la Belgique fait plutôt bonne figure à l’échelle européenne. En comparaison avec les pays voisins, seul le Luxembourg enregistre un pourcentage inférieur. L’Allemagne connaît la plus forte inégalité salariale dans la mesure où les femmes perçoivent un salaire horaire 21,5 % inférieur à celui des hommes.

 

 

CHOMAGE

 

Le taux de chômage dans l’Union européenne fluctue entre 2,9% (République tchèque) et 21,5% (Grèce) et s’élève en moyenne à 7,6%. En Belgique, 7,1 % de la population active entre 15 et 64 ans était au chômage en 2017. Onze États membres de l’Union européenne présentent un taux de chômage supérieur à celui de la Belgique. La Grèce et l’Espagne affichent les taux de chômage les plus élevés.

 

 

Des disparités plus fortes encore apparaissent au sein de l’Union européenne en ce qui concerne le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans. Avec un taux de 6,8%, l’Allemagne présente le plus faible taux de chômage des jeunes. En Belgique, le taux de chômage des jeunes atteint 19,3% en 2017. Nos pays voisins connaissent un taux de chômage des jeunes moins élevé à l’exception de la France où il s’élève à 22,3%. La moyenne européenne s’élève à 16,8% en 2017. Le taux de chômage des jeunes observé en Espagne est, avec 38,6%, deux fois plus élevé qu’en Belgique. En Grèce, le taux de chômage des jeunes est encore plus important. 43,6% de la population active de moins de 25 ans y était au chômage en 2017.

 

POPULATION INACTIVE

 

 

En 2017, la Belgique comptait 4,28 millions de personnes inactives de 15 ans et plus. Ces personnes n’effectuaient aucun travail rémunéré, ne recherchaient pas activement un emploi ou n’étaient pas disponibles pour travailler. Cette population comprend 1,85 million d’hommes et 2,43 millions de femmes. Plus de la moitié (52,4%) des personnes inactives sont en disponibilité préalable à la pension, en prépension (chômage avec complément d’entreprise), en pension anticipée ou à la retraite. Les élèves et les étudiants représentent 21,8% de la population inactive de 15 ans et plus, les femmes et les hommes au foyer 8,9%, les personnes en incapacité de travail 10,1% et les personnes inactives n’appartenant pas à l’une des catégories précédentes 6,9%. La répartition est différente chez les hommes et chez les femmes. Ainsi, 56,9% des hommes inactifs sont (pré)pensionnés, contre 48,9% des femmes inactives. Seulement 1% des hommes inactifs sont hommes au foyer, tandis que ce pourcentage s’élève à 14,9% chez les femmes. En chiffres absolus, on dénombre 362.000 femmes au foyer contre 18.000 hommes au foyer .

 

PAUVRETE

 

En Belgique, 15,9 % des individus vivent dans un ménage dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté. En 2017, ce seuil de pauvreté s’établissait à 1.139 euros par mois pour une personne vivant seule et à 2.392 euros pour un ménage composé de deux adultes et de deux enfants.

 

Les femmes courent un risque de pauvreté plus élevé que les hommes. L’occupation d’un emploi s’avère le meilleur remède contre la pauvreté, sans pour autant offrir une garantie absolue. En effet, le risque de pauvreté de la population occupée est au moins cinq fois plus faible que celui des autres catégories réunies. Dans l’Union européenne, le risque de pauvreté atteignait 17,3 % en 2016

 

Outre la pauvreté monétaire, de nouveaux indicateurs voient le jour, comme la privation matérielle sévère. Les personnes « en situation de privation matérielle sévère » sont confrontées à au moins quatre des neuf situations suivantes : ne pas être en mesure de payer un loyer ou des factures courantes, de chauffer correctement son domicile, de faire face à des dépenses imprévues, de consommer de la viande, du poisson ou un équivalent de protéines tous les deux jours, de s’offrir une semaine de vacances par an en dehors du domicile, de posséder une voiture personnelle, un lave-linge, un téléviseur couleur ou un téléphone. En Belgique, 5,1 % de la population appartient à un ménage confronté à une privation matérielle sévère. Ce taux s’élève à 6,7 % dans l’Union européenne en 2017. Les personnes issues d’un ménage en risque de pauvreté monétaire sont plus sévèrement touchées par la privation matérielle (21,5% d’entre elles).

 

DEPENSES DES MENAGES

 

 

En Belgique, les dépenses des ménages privés s’élevaient en moyenne à 34.167 euros en 2016. La majeure partie (30,4 % du total) de ces dépenses était consacrée au logement, puis viennent les dépenses pour l’alimentation, les boissons et le tabac (15,3 %), les transports et les communications (14,8 %) et la culture, les loisirs, l’horeca et les voyages (13,9 %). Au niveau régional, ce sont les ménages de la Région flamande qui consomment le plus, soit 35.841 euros en moyenne contre respectivement 32.675 et 29.956 euros pour les ménages en Wallonie et en Région de Bruxelles-Capitale. Les ménages de la Région flamande consomment en fait plus que les ménages des deux autres régions pour la plupart des postes budgétaires. C’est notamment le cas pour les dépenses dans la culture, les loisirs, l’horeca et les voyages (5.327 euros contre 4.205 pour Bruxelles-Capitale et 4.003 pour la Wallonie)

 

ENSEIGNEMENT

 

12,7% de la population belge de 15 ans et plus ne possède aucun diplôme ou uniquement un diplôme de l’enseignement primaire. Un cinquième de la population a seulement un diplôme de l’enseignement secondaire inférieur. L’enseignement secondaire supérieur est le niveau d’instruction le plus élevé pour 34,8% de la population. 31,8% de la population a un diplôme de l’enseignement supérieur. La plupart des diplômes de l’enseignement supérieur sont des diplômes de l’enseignement non universitaire de type court ou bacheliers professionnels. La part de ces diplômes est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Chez les hommes par contre, les diplômes de type long sont plus populaires que chez les femmes.

 

Le niveau d’instruction de la population belge a fortement augmenté entre 1986 et 2017. En 1986, 65,1% des hommes et 71,2% des femmes de 15 ans et plus détenaient tout au plus un diplôme de l’enseignement secondaire inférieur. Au cours des dernières décennies, ce pourcentage de personnes peu qualifiées a baissé tant chez les hommes que chez les femmes pour passer sous les 35 %. Chez les deux sexes, ce recul s’est traduit par une hausse du nombre de personnes moyennement et hautement qualifiées. La progression la plus significative est à mettre à l’actif des femmes titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur. En 1986, 11,1% des femmes de 15 ans et plus détenaient un diplôme de l’enseignement supérieur. En 2017, le pourcentage de femmes hautement qualifiées a grimpé à 33,1%. La part de femmes hautement qualifiées dépasse le pourcentage d’hommes hautement qualifiés (30,4%). Enfin, en 2017, 37,2% des hommes et 32,6% des femmes étaient en possession d’un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur sans avoir achevé d’études supérieures.

 

source:Institut des Statistiques rapport 2018



30/03/2019
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