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Il n'est pas de montagne plus haute que les marches de l'oubli

La maman de Moustapha écrit...

Ce dimanche, je reçois ce mot de la maman de Moustapha, elle le fit traduire du wolof en français,

Je fus éberlué....J'avais bien remis à Moustapha mon adresse mail comme un billet de 5.000 Cfa plié et caché dans les revers de sa blouse jaune...

 

Je sais que je ne pourrais jamais effacer le passé.
Mais pauvre de moi, je n’étais pas assez forte pour me battre.
Et depuis ce jour
Pour moi, je t’avais perdu.

Et c’était ma plus grande douleur.
Une douleur que je ne souhaite à aucune maman de connaître.
Mais je sais ce que tu peux ressentir, je l’ai vécu autant que toi.
Et ma colère était grande, crois moi!

Mais je suis ta mère, et tu es ma chair et mon sang.
Et JE T’AIME.
Mais le temps passe vite… Que tu es déjà grand!
Je ne peux pas t’obliger à m’aimer.

J’espère qu’avec le temps, tu sauras tout mon amour pour toi.
Et pour moi, je ne peux pas encore te dire la vérité.
Tu n’as pas l’âge de comprendre.
Les adultes sont compliqués et se déchirent.
Mais en aucun cas, c’est de la faute des enfants.

Et pourtant, il y a tellement de moments que j’aimerais passer avec toi.
Mon enfant, tu as toujours été dans mon coeur,
On ne m’a pas laissé cette chance d’être à tes côtés.
Mais je sais tout au fond de mon coeur,
Tu es mon fils et je t’aimerai  jusqu’à la fin de ma vie.

 à mon fils Moustapha

Merci Guy (traduit du wolof)

 

(j'avoue avoir très légèrement "coloré" le récit de la maman de Moustapha mais je n'ai pas trahi ses sentiments profonds pour son fils...)

 

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Comme UN MERCI à l'homme blanc,

comme la signature de la souffrance d'une maman sénégalaise,

comme une offrande,

ici, nous vivons des vies déchirées et des miracles inattendus.

 

J'irai revoir Moustapha et sa maman dans son village, loin de chez moi, 

ll me manque comme un premier amour, 

L'absence de sa gentillesse me manque chaque jour...

 

 

Un homme, petit Moustapha 
Ce n'est jamais comme un navire
Qu'on abandonne quand il chavire
Et tout le monde quitte le bord
Les femmes et les enfants d'abord

 

Tu verras

 

Les maisons ne meurent pas
Les idées ne vous quittent pas
Le coeur ne s'en va pas

 

Tu verras

 

Tu vas suivre en beauté
Les chemins de la liberté
Tu vivras tu verras
Comme moi

 

Le temps, petit Moustapha, 
Où tu m'arrivais à la taille
Ça me semble encore tout à l'heure
Mais déjà, tu m'arrives au coeur

 

Pour toi commence la bataille

Alors, petit garçon, 

Moi qui t'aimais, toi qui m'aimais

TU VERRAS....ON SE REVERRA...



21/07/2019
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