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Il n'est pas de montagne plus haute que les marches de l'oubli

Le sacrifice de l'espace en Afrique

Regard congolais sur la notion de l'espace en  Afrique

 

Avant -propos

 

Cette vision correspond exactement à ma propre vision de la destruction de l'espace dans tout le Sénégal ... Ici, on se rend tout à fait compte que la notion du temps de l'africain rejaillit sur le non-respect de l'espace. Les deux notions TEMPS et ESPACE étant parfaitement dépendantes l'une de l'autre...

 

Les espaces sacrés sont devenus des véritables campements et habitations humains, les cimetières font des vrais quartiers chics (cas du cimetière de RUZIZI à BUKAVU), les églises sont profanées jusqu’au dernier point .les places publiques n’en parlons même pas, la place de l’indépendance, un lieu historique de cette envergure ne fait plus bonne mine. Ce sont des familles des policiers qui en ont fait leurs habitations. Apres la catastrophe qui a emporté sa toiture et l’un de ses murs l’année dernière et qui a fait 3 morts, l’autorité n’a pas encore songé à sa reconstruction.

Les petits marchés se créent par ci par là, à coté églises, des écoles et aux endroits ou ils ne devraient pas être, salissant ainsi la belle image de la ville de Bukavu.

La réglementation de la circulation est presque absente dans la mémoire des policiers de roulage sensés maîtriser et faire respecter le code de la route, les parkings n’existent presque plus à Bukavu, les chauffeurs stationnent leurs voitures ou ils veulent.

L’Afrique (surtout le CONGO) est le continent ou un taxi peut transporter plus de 7 personnes, très serrée à l’intérieur de ce dernier.

Les hôpitaux se comportent en poubelles ou les malades sont contaminés une nouvelle fois par l’odeur nauséabonde et l’essaim des moustiques qui y font la fête. Les déchets des gants, des aliments, des seringues, des bois ; des médicaments, etc. sont jetés aux alentours des hôpitaux. Aujourd’hui, les milieux sanitaires africains (surtout congolais ) sont devenus des grands réservoirs des microbes ou le personnel soignant attrape lui aussi des infections contagieuses et dangereuses ( cas de l’hôpital MAMA YEMO de KINSHASA )

Les poubelles publiques n’existent plus, les déchets toxiques , les sachets (caoutchoucs), les emballages et les immondices que les pluies diluviennes entraînent sur leurs passages viennent tous stagner dans les nids des poules de nos routes dans le centre ville et jonchent le long des principales artères de la ville de Bukavu. Malgré le courage de certaines organisations pour la gestion de déchets, il reste cependant encore un grand défi à relever.

En parlant toujours de l’espace, notons ici que l’urbanisme a disparu depuis que monsieur le belge a quitté son territoire conquis, le milieu urbain est très mal organisé , la ville que je peux dès lors qualifier de campagne est bourrée des constructions anarchiques . On ne sait plus distinguer quartier chic et faubourg, c’est vrai qu’à Bukavu il y a de très belles maisons mais malheureusement construites sur des pentes raides. La construction sur de tels endroits fait beaucoup de victimes, tantôt un mur de soutènement s’éboule sur la maison, tantôt cette dernière est entraînée par l’eau des pluies diluviennes. La population est très encombrée dans des petits espaces qui seraient plutôt réservés à autre activité et j’ose croire que vers 2015, la ville de Bukavu connaîtra le même problème que celui du Rwanda ou on trouve 24 hab. /km.

L’exode rural aussi contribue à cette mauvaise gestion de l’espace. Beaucoup de gens abandonnent paisiblement leurs villages pour venir se faire parasite dans la ville !!Ne sommes mous pas entrain de concrétiser la déclaration de l’européen qui disait que l’Afrique n’était pas destinée à l’homme noir, vu sa richesse mais ayant été occupée par un peuple moins intelligent (peuple noir) ?

 

Nous sommes dans l’incapacité de gérer nos propres territoires, serons nous capable de développer notre cher continent ?je ne le crois sûrement pas. J’ai pris l’exemple de mon pays, de ma propre province qu’est le sud Kivu (Bukavu) mais beaucoup de villes africaines connaissent le même problème. J’opte pour le changement radical de mentalité tout en ayant un grand espoir pour le futur.

source: l'Ateliers des médias article d'Eric Casinga 2009

 

Ce texte sera agrémenté de mes propres photos dans les jours qui viennent...



23/08/2020
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