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Il n'est pas de montagne plus haute que les marches de l'oubli

mercredi 1er janvier 2013 an neuf

Jusqu'à présent jusqu'à cet article, nous vous avons montré un ensemble de photos qui parfois ne cadrent pas dans une mission humanitaire sur le terrain, nous avons d'abord passé une semaine en all-in dans un hôtel le long de l'Océan pour définir notre mission, ensuite, la petite famille de Gérard nous a rejoint et ce fut l'occasion de prendre nos premiers contacts avec la brousse profonde et de mettre sur pied notre projet d'école chez les peuls. Mais ici, il faut se hâter lentement... "doucement le matin, pas trop vite l'après-midi"

 

Nous avons aussi fait nos premiers repiquages et nos premiers semis mais la terre africaine est très pauvre et puis le soleil brûle...alors, il faut de l'eau régulière et de l'ombre. Il est aussi impératif d'encercler le jardin d'une clôture faite de bambous et de toile pour empêcher les buffles d'envahir le terrain, nous avons d'ailleurs un gardien nuit et jour avec qui nous parlons par gestes car celui-ci ne parle qu'un dialecte du wolof...

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Ce qui est extrêmement frappant sur ce continent, c'est la tout grande disparité de fortune entre les deux classes de la société, nous découvrons des voitures de grand luxe conduite par de jeunes africaines mêlées à de vieux tacots chancelants...

Le marché est aussi l'occasion de saisir l'extrême pauvreté (cigarettes à la pièce - mini échoppes de légumes - une véritable industrie de couture se développe partout, sous des abris de tôles, des dizaines d'enfants à peine âgés de 10 ou 12 ans assis derrière leur machine à coudre confectionnent des habits resplendissants.

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En général, les enfants d'ici comme leurs parents sont drapés dans des vêtements on ne peut plus colorés.

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Mais il y a aussi l'extrême pauvreté liée au sous-developpement et au manque d'instruction, dans notre village peul, la chef est une femme qui a hérité du titre à la mort de son père mais celle-ci ne parle que le wolof comme les 99,5% de sa tribu, seule sa fille parle français.

 

Nous rencontrons partout de très jeunes garçons et filles demandant une pièce (100 CFA) = 15 cents d'euros, d'autres fouilles les poubelles

il y a en cité une promiscuité invraisemblable, beaucoup vivent dans une seule pièce qui fait office de cuisine et de chambre à coucher parentale (les enfants dorment à même le sol sur une natte) on compte parfois une vingtaine de personnes sous le même "toit".

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Dans nos prochains articles, nous nous attacherons à développer un reflet de cette pauvreté en commençant par le coût réel de la vie ici.

Voici quelques photos contrastantes encore sur le grand luxe...

 

 

 

*** et pourtant, le sénégalais - quelle que soit sa condition humaine - est sans cesse souriant et vit dans l'espoir certain de jours meilleurs... ***



01/01/2014
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