Une nouvelle aventure commence...

Une aventure commence... une nouvelle escapade vers l'Afrique...

 

Vers 14 heures mon ami Hubert est au rendez-vous de la Guinguette que je vais quitter pour à nouveau une centaine de jours, il faut penser à tout : l'électricité, l'eau, le gaz, les dernières tondes, la chlorisation de la piscine, les dernières fuites de gouttières, les fermetures, tout ceci après toute la paperasserie de l'absence, il convient d'avertir Edf pour les relevés périodiques, les banques françaises et belges, il faut à l'avance remplir les déclarations fiscales également française et belge, il faut aussi rassembler tous documents que l'on doit avoir sous la main en Afrique, il faut penser à tous les codes internet, il faut avertir les agences de vente, vider les frigos et congélateurs, assurer les dernières recommandations au locataire du chalet, il faut notifier tous les modes d'emploi des machines en cas d'occupation familiale en mon absence, et puis le minutieux et fastidieux remplissage des valises, chacune doit avoir un poids de 23 kilos, (le kilo supplémentaire coûtera quelque 50 euros de forfait) le pesage est tout un art... il convient de veiller à éviter tout déversement de marchandise liquide, chacune enveloppée de doubles couches de plastic en cas d'éclatement, les préposés des aéroports ne les ménagent jamais...toutes les vivres iront dans les valises de soutes à -22°, le voyage sera long, interminable même...

 

A 14 heures précises, la séparation se déroule sans la moindre tristesse de cet endroit de solitude pour retrouver la solidarité tant attendue...

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L 'arrivée au parking de l'aéroport fabrique toujours un stress attendu, il convient de trouver d'abord un emplacement le plus proche possible de l'entrée dans l'aérogare, 60 kilos portés à bras le corps, parfois traînés douloureusement, et puis l'attente avant l'enregistrement, le stress d'un pesage inexact...et puis la jouissance de voir partir les lourdes valises sur le grand tapis roulant, une libération ! La consultation des écrans de départ est omniprésente, enfin le départ vers la fouille, le stress se remet en action, les légères valises seront peut être ouvertes, si c'est le cas, il faut bien en connaître le sens d'ouverture sinon tout s'étale de-ci de-ça, la remise en place prend d'interminables minutes par terre parmi les touristes suivants,  les radars prennent parfois des objets sans danger comme cible d'attaque terroriste , il faut vider tous les menus objets que l'on porte sur soi, arracher sa ceinture, sortir l'ordinateur, qui passera aussi aux rayons X, le franchissement des portes de détection sonne parfois: mains levées par-dessus la tête, la fouille commence...rien, si... un briquet oublié, des semelles munies d'acier...une médaille blottie au fond d'une poche...un mini réveil pris pour une bombe à retardement...

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Le deuxième stress rend son souffle ! Muni de nos petites valises et de la serviette-ordi, lorsque le temps d'attente le permet, on déambule au free shop, malgré la détaxation sur les vols intercontinentaux, les prix n'y sont pas intéressants du tout, les produits de luxe comme les parfums ont des prix à vous fusiller, toutes les grands marques sont présentes : Versace, Dior, Cacharel...

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30 minutes seulement avant l'embarquement, les écrans de départ indiquent le numéro du quai d'embarquement, parfois, il faut compter plus de 20 minutes de marche, tapis roulants, escaliers, étages... à l'aéroport de Madrid, le train circule entre les différentes ailes d'embarquement !

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Une fois dans la bonne salle d'attente, on arrive au bout de nos peine, 15 minutes avant l'envol de l'avion, l'embarquement se met en branle, d'abord les passagers prioritaires, les handicapés puis tous le reste des passagers, la place dans l'avion est soit payante soit gratuite au gré du choix des ordinateurs de réservation, un 6 d signifie rangée n° 6, siège près de la lucarne (il y a 8 sièges de front de droite à gauche de  a à d...

Sur certains vols, la montée dans l'avion se fait simultanément à l'arrière et à l'avant selon la place de réservation. Valises en cabine au-dessus de chaque passager, puis installation, prise de connaissance de ses compagnons de voyage, sympas ou anti-sympas selon les aléas...

L'avion chauffe ses moteurs, les portes se referme hermétiquement, il roule vers sa pistre d'envol puis le décollage se fait sur une vitesse de 300 km/heure, la montée s'effectue en quelques 10 minutes pour atteindre la cime des nuages, le paysage terrestre s'offre à chaque voyageurs au fur et à mesure de la montée, on découvre toute l'architecture de la demeure des hommes, les autoroutes deviennent de très minuscule sentiers, les grands bâtiments de nos villes se transforment en maison de poupées, on voit très nettement le découpage des grands fleuves, et puis tout s'évanouit l'avion est en altitude : 12000 mètres, température extérieure : -43° vitesse : 900 km/heure. Durant la traversée des nuages, la grosse carlingue n'est qu'un cigare de papier face aux assauts des vents célestes, cela tremble parfois à faire déborder le café de nos tasses, et puis, tout se calme, nous sommes enfin dans nos sofas de fortune... c'est parti pour 5 heures de repos pour atteindre Dakar.

 

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13/05/2016
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"pourquoi les gens qui s'aiment se séparent-ils...parce qu'ils ne se séparent jamais...même quand ils se séparent"


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