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Il n'est pas de montagne plus haute que les marches de l'oubli

Voyage de Léon Tilleux à travers l'Argentine


 




M01 transandine 2013 - de Salta á San Antonio de los Cobres en Argentine





Chers amies et amis,


Tout d'abord un grand merci à celles et ceux qui ont parrainé une des quatre ONG soutenues par ce nouveau voyage à vélo.  Merci également pour les dons recus pour le sponsoring du film qui (normalement) sera réalisé a l'issue de ce nouveau défi.

Voyage de Zaventem á Buenos Aires et Salta en Argentine

Tout s'est bien passé y compris le transfert entre l'aéroport International de Buenos Aires et l'Aéroparque situé au bord du Rio de la Plata; c'est lá que j'ai passé ma première nuit sudamericaine á côté du vèlo qui sera embarqué gratuitement vers Salta grâce a l'aide d'une charmante dame de la compagnie LAN Argentina.  A Zaventem, heureusement, j'ai pu embarquer avec une paire de chaussures de réserve attachée au bagage de cabine - devenant ainsi un peu "hors gabarit" aux yeux de l'employé de service IBERIA un peu trop rigide.  Heureusement la plaque annoncant la "Transandina Salta - Santiago - Chile" n'est pas "hors dimension" et pourra s'envoler vers les Andes pour un voyage peu habituel ... surtout pour ceux qui savent ouvrir les yeux.

Départ direct vers les Andes

Une nuit reposante dans un petit "hospedaje" renseigné par mon ami francais André Etchelecou qui a réalisé il y a quelques mois la boucle Salta, Paso de Jama, San Pedro de Atacama, Paso de Sico, San Antonio de los Cobres, Salta; accueil chaleureux par Sebastian qui me refile une adresse sur la côte chilienne ... et me voilá déjá en route vers la cordillère.  Au premier carrefour, oubliant que j'avais mes clips, me voilá par terre ... plus de peur que de mal.  La trousse de secours est ainsi déjá utilisée au moment ou deux jeunes demandent mon adresse courriel.

Ignorant que j'allais croiser les véhicules techniques ainsi que les concurrents camions du Dakar, je me dirige par la route N51 vers "Las Cuevas" vers ou convergent les spectateurs venant d'Argentine mais aussi du Paraguay et de Bolivie.  Un 4x4 s'arrête á ma hauteur ... pour me prendre en photo. J'ignorais qu'un cycliste pouvait tant intéresser des tenants des sports moteurs.  En échange, je recois une bouteille d'eau, bienvenue sur cette route de chaleur et de poussière!  Un peu plus loin, quelques jeunes spectateurs encouragent des gestes et de la voix, ces "fous" roulant á toute allure.  Interrogeant l·un des supporters découvrant pour la première fois cette caravane peu coutumière, j'ai la confirmation qu'il sait que Dakar se trouve bien en Afrique.  Je suis rassuré!

Un accueil tout simple au bord d'une route "Dakarisée"

Le second jour, vers 14h, l'estomac dans les talons, j'apprends que le prochain restaurant se trouve à 50 km.  Si bien que je n'hésite pas á accepter l'invitation á dîner (á l'heure belge) d'un couple de retraités, Salvator et Carril, venus respirer pendant trois jours le bon air et installer leur tente en dessous des arbres qui bordent le chemin de fer du train des nuages.  Au menu:  soupe, viande de taureau, légumes.  Je repars, l'estomac rempli et le coeur riche d'une nouvelle rencontre.

Petit á petit je monte et passe imperceptiblement d'une altitude de 1.200 métres (Salta) á plus de 4.000 mètres.  Tout se passe bien au début, la route s'élève lentement. La seconde nuit, j'installe la tente á côté des rails du train des nuages qui assure la liaison Salta - San Antonio de los Cobres ... pas de danger, il n'y a qu'un train (touristique) ... le samedi. La nuit sera pluvieuse.  Qu'á cela ne tienne le lendemain, le soleil généreux de la mi-journée se charge de sècher tout le matériel de camping. La troisième nuit sous tente, sentant la pluie venir, je m'installe dans un abri-bus de 2 mètres sur 2 ... juste ce qu'il me faut.  Des fans de la moto s'arrêtent; ils me parlent de la célèbre "Ruta N40" qui sillonne toute l'Argentine du Nord au Sud en longeant la cordillère des Andes ... les gravillons et le sable ou les roues s'enlisent constituent une horreur pour les voyageurs.  Je me souviens d'y être passé á vélo dans la dernière partie de la Transandine 2009.

Une bonne nuit et me voilà en route, dimanche matin vers 8 heures.  Fini les camions du Dakar, les véhicules d'assistance technique, les motards ... le calme revient.  La route monte.  Une paysanne aux vêtements colorés manille énergiquement la pelle.  Celle qui vit ainsi paisiblement mais certainement modestement en travaillant un petit terrain accroché aux flancs de la montagne, ne doit pas trop chercher à tromper le fisc ou á changer de nationalité pour des raisons semblables.  Elle est là occupée par son ouvrage et ne remarque même pas ma présence.  Elle n'est ni Reine, ni actrice de cinema mais elle ajoute une touche indescriptible de courage et de couleur dans ce merveilleux espace andin.

Le mal des montagnes réapparait

Quant á moi, l'altitude commence a se faire sentir.  Comme lors de l'ascension du col du Papallacta en Equateur le 10 mai 2009, je dois m'arrêter régulièrement pour reprendre mon souffle.  Au sommet, un panneau rapelle l'exploit realisé le 1er décembre 1915 par un "véhicule automobile" qui pour la première fois franchissait la barre des 4.000 mètres - un évènement mondial ... à l`époque !.  Quant á moi, je suis fier d'y être arrivé également ... après maints arrêts ... mais - je vous le jure - pas une seule fois pour un plein d'essence!

La suite est bien plus rapide sur les flancs de l'Abra blanca, col culminant á 4.060 mètres.  Descente vertigineuse sur une route macadamisée ... j'en profite car bientôt la route empierrée des Andes me réapparait avec ses trainées de poussière.  A San Antonio de los Cobres, je suis hébergé a l'hospedage "Sumaq Sumay" renseigné par André Etchelecou.  Bon accueil, un bon lit ... et un ordinateur pour vous conter cette bonne première semaine sans problème majeur.

La suite dans une dizaine de jours depuis San Pedro de Atacama au Chili.

Deux journées de repos complet pour que mon organsime se réadapte à l'altitude.  Renseignements pris auprès des policiers de la ville en ce qui concerne le passage de la frontière au col de Sico et auprès de l'agence d'Infos touristiques en ce qui concerne les possibilités d'hébergement, de ravitaillement (surtout en eau), les conditions meteo (pluie et vent annoncés).  Le grand saut des Andes par le col de Sico m'attend. Pour en découvrir les difficultés, consultez le site de André Etchelecou :  www.etchelec.free.fr

Ne vous inquiètez pas de ne pas avoir de nouvelles pendant 10-12 jours:  dans les Andes et la région du Salar d'Atacama, il n'y a ni SMS, ni téléphone ... et les hélicos du Dakar sont loin (heureusement pour la quiétude) !


Léon


18/02/2013
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